Les dangers dus à la participation de la femme dans le monde des hommes

12 mai 2007

Les dangers dus à la participation de la femme dans le monde des hommes 

Écrit par cheikh ibn Bâz  (Qu’Allah lui fasse miséricorde) Louange à Allah, que Ses Prières et Son Salut soient sur Son fidèle Messager, ainsi que sur ses proches, et tous ses compagnons. 

Les revendications qui prônent la participation de la femme aux fonctions de l’homme (entraînant la mixité des sexes de façon implicite ou non) sous prétexte de se soumettre aux exigences de l’époque et des besoins du modernisme, sont très dangereuses. Ses implications sont aussi périlleuses que ses fruits sont amers et les conséquences ne sont pas minimes. Sans compter qu’elles vont à l’encontre des Textes sacrés enjoignant à la femme de rester chez elle et de se vouer aux tâches qui lui incombent dans son foyer ou autre. 

Pour se rendre compte de la portée des inconvénients qu’engendre la mixité, il suffit de contempler l’état des sociétés éprouvées par cette calamité, que ce soit de leur propre initiative ou non. La personne objective et juste constatera que la situation est lamentable au niveau individuel et collectif et se désolera que la femme ait pu délaisser sa maison, en provoquant ainsi l’éclatement de la famille. Ce bilan est avoué sans détour par la plume d’un bon nombre d’écrivains et même par les médias. La raison est que ce fléau a pour vocation de désintégrer la société et de saper ses fondations. Par ailleurs, les preuves explicites venant démontrer l’interdiction de s’isoler avec une femme étrangère, ou ne serait-ce de la regarder, ou d’avoir recours à tout moyen faisant exposer l’individu au péché, sont nombreuses.

Elles sont incontestables concernant l’aspect prohibé de la mixité compte tenu des conséquences non louables qu’elle engendre. 

Faire sortir la femme de son giron qui est à la fois son royaume et sa source de vie revient à la sortir de son milieu naturel conforme à sa nature innée qu’Allah lui a décrétée. Par conséquent, les slogans prônant la participation de la femme à la vie active dans les domaines exclusifs aux hommes sont des slogans pour le moins téméraires pour la nation musulmane. Parmi les plus grands inconvénients de ce phénomène, c’est qu’il est l’un des plus grands moyens à l’origine de l’adultère. Source de dégradation pour la collectivité, il pulvérise les bons principes et les mœurs. 

Il est notoire que le Seigneur (U) a octroyé à la femme une morphologie spécifique littéralement différente de celle de l’homme. Sa fonction est donc au foyer au sein duquel elle évolue, entourée des autres membres de son sexe. Autrement dit, immiscer la femme dans une fonction consacrée à l’homme, c’est la forcer à sortir de son élément naturel conforme à ses compétences physiologiques. Vouloir ainsi supprimer sa personnalité, est un crime odieux attenté à la femme. Les nouvelles générations filles et garçons seront les premières victimes de cette métamorphose ayant perdues l’affection maternelle et une tendre éducation. Ce rôle appartient en effet, à la mère qui s’est malheureusement désistée de son propre domaine : le cocon familial. Pourtant, elle ne peut trouver le repos, la sérénité, et la stabilité que dans son intérieur. Les sociétés sombrées dans cet abîme ne peuvent que parvenir à ce constat. 

L’islam a donc réparti les responsabilités des uns et des autres en attribuant à chacun une fonction définie dans le but de contribuer à l’élaboration de la société à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. L’homme pour sa part doit subvenir aux besoins budgétaires et vestimentaires du foyer. La femme doit s’occuper de ses enfants dans un climat d’affection et de tendresse ; elle allaite et élève les enfants en bas âge. Il lui convient en outre tout travail spécifique aux femmes comme l’enseignement des filles, les différentes fonctions dans les écoles, la médecine, les services hospitaliers, etc. 

Lorsqu’elle délaisse sa fonction à la maison, elle néglige ainsi son foyer et ses membres. Cela engendre à terme l’éclatement de la cellule familiale tant du point de vue matériel que du point de vue psychologique. Dès lors, la société se fonde sur des apparences et devient artificielle. Démunie de sens, elle n’a plus aucune réalité tangible. 

Le Seigneur a révélé : 

(pour ma prépondérance qu’allah confère les uns sur les autres, et que pour les dépenses provenant de leur argent)(s:4,v:34) 

Conformément à la loi universelle d’Allah dans sa création, l’homme a l’autorité sur la femme et lui est supérieur comme le formule ce noble verset. Allah a également ordonné à la femme de rester chez elle, tout en lui interdisant de se parer, c’est-à-dire de se mélanger aux hommes. Cela concerne les rencontres en un même lieu entre des hommes et des femmes étrangères dans les domaines aussi différents que le travail, le commerce (achat/vente), les loisirs, les voyages, etc. si la femme en effet, s’investit dans ce domaine, elle est susceptible de tomber dans les interdits. En se comportant ainsi, elle va à l’encontre des commandements d’Allah et se voit négliger les droits que la religion musulmane a offerts à la femme. 

Le Coran et la Sunna sont formels sur l’interdiction de la mixité et de tous les moyens y faisant parvenir à travers le verset suivant:

 (restez dans vos demeures, et ne vous parez pas comme  les paîennes de la première époque; observez la prière, versez l’aumône, et obéissez à allah et à son messager; allah veut seulement vous épargner de la souillure; o gens de la maison (prophétique)! et vous purifiez; évoquez aussi les versets d’allah et la sagesse que l’on vous récite dans vos demeures; allah est certes bienvaillant et avisé)(s:33,v:33-34)

Allah a donc enjoint aux mères des croyants –le discours concerne par là même toutes les musulmanes – de rester dans leur foyer pour les préserver et les éloigner des moyens menant à la perversion. Les sorties en effet, incitent à la parure et sont susceptibles d’être à l’origine de la dépravation. Ensuite, Il leur a ordonné de se vouer aux œuvres pieuses éloignant de la perversité et de la dépravation. Elles consistent à observer la prière, de verser l’aumône, et d’obéir à Allah et à Son Messager. 

Puis, Il les a orientées vers des pratiques qui leur reviennent en bien ici-bas et dans l’au-delà ; elles doivent rester en contact permanent avec le noble Coran et la pure Tradition prophétique. Ils sont à même de dissiper la souillure de leurs cœurs, et de les purifier des impuretés, tout en les guidant à la vérité et à la probité. 

Allah a révélé :

(o prophète! dis à tes épouses,à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles; elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées; allah est pardonneur et très miséricordieux)(s:3,v:59)

Il a ordonné à Son Envoyé l’ambassadeur de la Révélation, d’avertir ses épouses, ses filles et les femmes croyantes en général de rabattre sur elles leur tunique. Ainsi, ce long voile leur garantit de couvrir le corps entier, au moment des sorties éventuelles et les préserve du harcèlement des individus dont le cœur est malade. 

Or,  que dire si la femme s’immisce dans le monde du travail qui est purement masculin, en se mélangeant avec le sexe opposé et en dévoilant sa dépendance vis-à-vis des hommes, sous le prétexte du travail. Elle doit consentir à beaucoup de sa féminité pour s’arroger à sa hauteur. Elle doit perdre aussi énormément de sa pudeur pour réaliser cette fusion entre deux sexes pourtant opposés dans le fond et la forme. 

Allah a révélé :

(dis aux croyantes de baisser le regard et de préserver leur pudeur, allah est certainement avisé de leurs oeuvres; dis aux croyantes de baisser le regard, de préserver leur pudeur, et de ne montrer de leur atout que ce qui en parait, et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine)(s:24,v:3-31)

Allah commande à Son Prophète de faire savoir aux croyants et croyantes de se résigner à baisser les yeux et de préserver leurs parties intimes (pudeur). Ensuite, Il a précisé que

ce comportement était plus enclin à la pureté. Il est notoire qu’il n’est possible de préserver sa pudeur de la perversité que si l’on s’éloigne des moyens qui y font parvenir.  Indubitablement, laisser traîner le regard au milieu d’une ambiance mixte, dans un cadre professionnel ou autre, constitue l’un des moyens les plus propices menant à la perversité. Il est impossible pour le croyant de mettre en pratique ces deux commandements si dans son lieu de travail, il s’entoure d’une femme étrangère qu’il considère comme une collègue ou une associée. Lorsque la femme affronte la vie active et que l’homme doit la supporter dans son propre milieu, il devient très difficile de garder sa chasteté et a fortiori de baisser les yeux ; comment dans ces conditions peut-on purifier son âme et l’élever ?! 

De la même façon, le Seigneur a enjoint aux femmes de baisser les yeux, de garder leur chasteté, et de ne pas exhiber leurs attraits, à l’exception de leur aspect extérieur. Il leur a sommé également de ramener leur voile sur leur col impliquant de se couvrir la tête et le visage étant donné que le col (la gorge) se situe à l’endroit de la tête et du visage.

Comment peut-on donc garder les yeux baissés, sa chasteté et cacher ses apparats dans un tel contexte alors que la mixité garantit de passer outre ces obstacles ? Comment aussi la femme musulmane peut-elle baisser le regard alors qu’elle se trouve côte à côte avec un étranger sous prétexte de l’associer dans son travail et d’être son équivalent dans ses différentes tâches ? 

L’Islam par prévention, interdit formellement tous les moyens menant aux interdits. C’est pourquoi, il est interdit aux personnes féminines de s’entretenir avec leurs homonymes masculins d’une voix douce, car cela risque de l’attirer vers elle comme le verset l’affirme :

(o femmes du rophète! vous n’êtes pas des femmes comme les autres si vous craignez allah; n’adoucissez point la voix car cela peut tenter l’homme au coeur malade, parlez leur plutôt décemment)(s:33,v:32)

 Autrement dit, l’homme qui est affecté par ses passions. Comment peut-elle ainsi se prémunir ou se maîtriser dans une telle ambiance ? Il est élémentaire qu’en exerçant la même profession, qu’elle soit obligée de parler à son collègue masculin ou l’inverse. Elle va immanquablement adoucir sa voix comme il va adoucir la sienne. Sans oublier la présence de Satan qui trame derrière ce manège ; il embellit la perversité aux yeux de l’homme et l’encourage dans son initiative à faire succomber sa proie. 

Allah est Sage et Omniscient lorsqu’Il préconise à la femme de se voiler, étant donné que les êtres humains ont des comportements différents ; il existe des bons et des mauvais, des gens chastes et des débauchés. Le voile est donc par la Volonté d’Allah un rempart aux tentations et il fait obstacle à ses causes. Il est un moyen idéal pour purifier les cœurs des hommes et des femmes, et les protège de la suspicion comme le verset le recommande :

(si vous leur demandez un bien, faites le de derrière un voile)(s:33,v:53) 

Or, le meilleur voile pour la femme après celui de son visage et de son corps, ce sont les murs de sa maison. La religion musulmane a donc immunisé la femme contre toutes tentations qui règnent au milieu des inconnus, qu’elle soit directement en cause ou non.

Elle doit rester chez elle et ne pas sortir si ce n’est en cas de besoin, en veillant à le faire selon les règles de la pudeur. 

Allah a considéré que la place de la femme à la maison est une demeure. Le choix de ce terme revêt les sens les plus éminents, car ils sous-entendent la stabilité de l’âme, le repos du cœur, et l’épanouissement intérieur. Sortie de son cocon, elle devient perturbée, le cœur serré, l’intérieur en ébullition, sans compter qu’elle s’expose à des situations dont les conséquences sont peu louables. Par ailleurs, la religion musulmane interdit formellement de s’isoler avec une femme étrangère, si ce n’est en présence d’un mahram (toute personne masculine et pubère interdite au mariage, NDT). L’Islam n’autorise pas non plus à une femme de voyager sans mahram pour la préserver de la débauche, fermer ainsi la porte à la faute et parer à tous les moyens conduisant au mal.

L’objectif, c’est de protéger l’espèce humaine contre les ruses d’Iblis.  C’est pourquoi, le Messager d’Allah r a dit de façon certifiée : « Je n’ai pas laissé après moi de tentation (Fitna) plus grande pour les hommes que celle des femmes.» Rapporté par Bukhârî et Mouslim. Il est certifié également qu’il a dit : « Craignez ce bas monde et craignez les femmes, la première tentation ayant touchée les tribus d’Israël fut celle des femmes. » 

Certains partisans de la mixité, il est vrai, se sont imprégnés de certains Textes divins qu’ils ont utilisés littéralement sans en pénétrer la profondeur ou la portée contrairement aux personnes auxquelles le Seigneur a illuminé les cœurs (inspirées des sciences théologiques, elles ont combiné les arguments entre eux pour s’en faire une représentation globale et cohérente sans les dissocier les uns des autres). Ces derniers se sont inspirés notamment des voyages que le Prophète a effectués en compagnie de certaines de ses épouses, dans le cadre de ses expéditions. 

En réponse, nous disons que non seulement ces femmes ont voyagé pour des intérêts éminents, mais qu’elles étaient en présence d’un proche. La foi et leur piété n’étaient donc pas mises en danger. Elles étaient à la fois protégées par un tuteur en la personne de leur mari et recouvertes de leur voile comme leur a enjoint la révélation. Leur situation est donc par essence, complètement différente de celle de bon nombre de leurs coreligionnaires des Temps modernes. Est-il utile de préciser que d’aller au travail tous les matins n’est pas du tout comparable aux sorties occasionnelles que faisaient les épouses du Prophète en sa présence, lors de ses expéditions . Un tel amalgame consiste à comparer l’incomparable ! 

D’autre part, il nous faut connaître la réaction des pieux prédécesseurs plus à même de pénétrer le sens des Textes et plus prompt par là même à les appliquer. La question pertinente serait de se demander : que nous est-il rapporté à leur sujet à travers les temps ? Ont-ils élargi cet entendement aux aspirations des partisans de la mixité prônant qu’il faille laisser la femme travailler dans n’importe quel domaine de la vie active, quitte à se mélanger sans scrupule avec des hommes ? Ou bien en ont-ils compris autrement pour s’être rendu compte que ce cas particulier n’échappait pas à la règle ? 

Si nous passons en revue les conquêtes islamiques et les expéditions musulmanes à travers l’histoire, nous pourrons constater que ce phénomène est inexistant. Quant aux partisans de l’émancipation de la femme des Temps modernes, ils revendiquent sa participation aux activités militaires en lui faisant porter l’uniforme et les armes au même titre que n’importe quel homme. Ce moyen est tout désigné pour dégrader et divertir les troupes. La nature de l’homme et de la femme les pousse foncièrement à commettre s’ils se trouvent dans un endroit isolé, ce qui se produit entre les deux sexes en telle situation. Autrement dit, ils vont éprouver un penchant l’un envers l’autre. Il s’installe dès lors entre eux un climat d’intimité qui va rendre la conversation aisée, en sachant que les événements s’enchaînent les uns après les autres. Il est plus préventif de fermer d’emblée la porte aux tentations, pour ne pas sombrer dans l’irréparable, qui est une source à l’avenir de profonds remords. 

La dernière révélation incite fortement à privilégier les avantages dans une question donnée au dépend des inconvénients en parant à tout moyen à l’origine d’un mal. La mixité au travail est un facteur inéluctable à l’origine de la dégradation de la société comme nous l’avons déjà souligné. Si nous nous penchons sur l’analyse historique des civilisations passées et des raisons de leur effondrement à l’instar des Grecs et des romains, nous pourrons constater que la présence de la femme en dehors de ses murs et de son milieu naturel, dans l’ambition d’étendre son domaine à celui de son compagnon et de l’encombrer, est l’un des plus grands facteurs menant à la chute. Dans une telle conjoncture, l’homme ainsi corrompu perd sa lucidité et les moyens d’atteindre les plus hauts sommets de la civilisation et de la vertu,  de la prééminence matérielle et morale.

L’activité de la femme hors de son contexte familial engendre l’oisiveté chez certains hommes. À terme, la société se dégrade à cause des fléaux tels que l’éclatement de la cellule familiale, la perte des valeurs morales et la mauvaise éducation des enfants. Cela conduit la société à s’insurger contre les Lois universelles d’Allah établissant la supériorité de l’homme sur la femme en inversant ainsi l’ordre des choses. 

L’Islam a donc veillé à éloigner la femme de tout facteur qui porte atteinte à sa condition. Il lui a fait renoncer aux fonctions de gouverneur, de juge et à toute initiative en rapport avec l’autorité suprême de l’état de manière générale conformément au Propos prophétique : « Un peuple ayant une femme à sa tête, ne peut réussir. » Rapporté par Bukhâri dans son recueil Sahîh. En allant à l’encontre des textes, la femme renonce tout bonnement à sa nature, qui lui garantit pourtant le bonheur et la stabilité. L’Islam a donc interdit à la femme de s’investir dans un autre domaine que le sien. Les diverses expériences confirment elles-mêmes –surtout dans les contrées où règne la mixité – qu’il existe une différence entre l’homme et la femme dans leur nature respective et intrinsèque ; et cela, avant de se référer à la formulation explicite des Textes du Coran et de la Sunna au sujet de ce principe. Les partisans de l’égalité entre d’une part le sexe faible qui, élevé dans la parure n’a aucun répondant dans les litiges et le sexe fort d’autre part, oublient ou font semblant d’oublier qu’ils sont fondamentalement différents. Nous avons démontré de façon suffisamment convaincante pour toute personne en quête de vérité, en s’inspirant pour cela des textes, mais aussi des faits concrets, que la mixité et la participation de la femme dans les domaines exclusifs à l’homme ne sont basées sur aucun fondement. 

En bref, si la femme se maintient à la maison pour remplir son rôle de gestion du foyer, qui vient après ses obligations religieuses, elle aura accompli un devoir conforme à sa nature, sa condition et son milieu. Cela relève de son intérêt, celui de la société et des nouvelles générations. Si celle-ci a du temps perdu, elle peut toujours avoir une activité dans un cadre féminin comme nous l’avons déjà signalé à l’exemple de l’enseignement des filles, la médecine, les services infirmiers, etc. Dans ces domaines exclusifs aux femmes, elle a amplement de quoi s’occuper. Elle aidera ainsi les hommes dans les tâches de la société et contribuera à son évolution ; dans un environnement où chacun remplit la fonction qui lui correspond. 

Il ne faut pas oublier en cette occasion d’évoquer le rôle des « mères des croyantes » et celui des femmes fidèles à leur exemple, qui ont joué un rôle dans l’instruction de la nation, l’orientation et les recommandations qu’elles ont pu rapporter des paroles du Coran et du prophète de l’Islam. Nous implorons Allah de les en récompenser de la meilleure façon, qu’Il multiplie les exemples à notre époque de ces femmes qui se couvrent de leur voile et de leur toit, en restant à l’écart des hommes et des domaines qui leur sont propres. 

Allah est celui que l’on implore afin qu’il éclaire chacun sur ses devoirs respectifs, en aidant chacun à les remplir de la façon qu’Il consent. Qu’Il nous épargne tous des instruments de la tentation, des causes de la perversion et des ruses du Diable. Il est certes Généreux et Prodigue. 

Que les Prières d’Allah et Son Salut soient sur Son serviteur et Messager, notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches, et ses compagnons. 

la hijab

12 mai 2007

LE HIJAB 

Par Sheïkh el Fawzân  

 

 

Les lois spécifiques concernant le vêtement et le voile de la femme musulmane 

Louange à Allah, que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Envoyé Mohammed, ainsi que sur ses compagnons, ses proches et tous ceux qui suivent sa voie jusqu’au jour des comptes. 

 

A -    L’habit légitime de la femme : 

1- L’habit de la femme musulmane doit être ample et couvrir tout le corps du regard des hommes ne faisant pas partie de son entourage (mahram). En présence de ses mahram, la femme peut dévoiler son visage, ses mains et ses pieds conformément à l’usage. 

2- Il doit être épais et ne pas être transparent de façon à ne pas laisser percevoir la peau à travers. 

3- Il ne doit pas être moulant de façon à ne pas épouser les formes du corps. Dans le recueil de Muslim, le Prophète a dit : « Il y a deux sortes d’habitants de l’Enfer que je ne verrais pas (de mon vivant) ; des femmes vêtues, mais dénudées, qui se déhanchent et qui sont attirantes. Elles n’entreront pas au Paradis et n’en sentiront pas l’odeur. Et des hommes munis de cravaches en forme de queues de vache, qu’ils se servent pour battre les serviteurs d’Allah. » 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya –qu’Allah lui fasse miséricorde – a commenté dans Majmû ’ el Fatâwa (22/146) : « vêtues, mais dénudées : selon certaines interprétations, elles sont effectivement habillées, mais en réalité elles sont dénudées. Cela consiste à mettre soit des vêtements légers et transparents qui laissent entrevoir la peau, ou soit un habit serré qui épouse les formes du corps comme les fesses, les avant-bras, ou autre. Cependant, l’habit de la femme doit la couvrir (de la tête au pied) de sorte qu’il ne laisse entrevoir ni la peau ni les formes du corps et doit être épais et large. » Fin de citation. 

4- Il ne doit pas être spécifique aux hommes. Le Prophète r en effet a maudit les femmes hommasses et celles qui veulent ressembler aux hommes. Au niveau des vêtements, cela consiste à vêtir un habit dont le genre et la forme sont réservés aux hommes conformément à l’usage en vigueur et indépendamment dans chaque société. 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya –qu’Allah lui fasse miséricorde – a expliqué dans Majmû’ el Fatâwa (22/148, 149-155) : « Pour différencier entre les habits des hommes et celui des femmes, il faut se baser sur ce qui convient à chacun d’entre eux. Soit, tout ce qui correspond et qui est imposé à chacun. Il est imposé aux femmes de se couvrir et de se voiler sans dévoiler leurs parures ni s’exhiber. C’est pourquoi, il n’est pas légiféré pour la femme d’élever la voix ni pour l’Adhân (l’appel à la prière), ni pour la Talbiya  (invocations du pèlerin). Elle ne doit pas non plus monter sur les monticules de Safâ et Marwa, ni se dévêtir durant sa sacralisation contrairement à l’homme. Celui-ci doit en effet, se dévêtir la tête et de ne pas mettre ses habits usuels, dont la couture respecte les formes du corps. Il ne doit pas porter de chemise, de pantalon, de manteau, ou des chaussons (…) quant à la femme, elle peut s’habiller sans restriction au cours de l’Ihram (état de sacralisation) ; si elle doit rester couverte et voilée, le contraire ne peut lui être imposé. 

Par contre, elle ne doit pas mettre ses gants ou son Niqâb (le voile lui entourant le visage) pour avoir été cousu en fonction des formes du corps ; cette interdiction se vérifie dans la situation où le besoin de les porter ne se fait pas ressentir. » 

Ensuite, il a précisé qu’elle doit se couvrir le visage par d’autres moyens que le port du Niqâb  pour conclure : « s’il est clair que la femme doit absolument se distinguer de l’homme au niveau de l’apparence, de sorte qu’elle doit se couvrir et se voiler pour ne pas ressembler à l’homme, nous pouvons découvrir sur quel principe ce chapitre est fondé. Il devient évident que les vêtements utilisés en général par les hommes, deviennent interdits aux femmes. (…) Si à la fois dans son apparence, la femme manque de pudeur et ressemble aux hommes, l’interdiction s’étend à ces deux niveaux. Mais certes Dieu Seul sait ! » 

5- Il ne doit pas embellir la femme de sorte que celle-ci n’attire pas l’attention en dehors de son domicile sinon elle compterait parmi celles qui exhibent leur parure. 

 

B-    Le voile : 

Le voile signifie que la femme doit couvrir tout son corps du regard de tous les hommes en dehors de ses proches (mahram), comme le Seigneur le révèle :

(sans dévoiler leur parure si ce n’est devant leurs époux,leurs pères, le père de leurs époux,leurs fils, les fils de leurs époux,leurs frères,les fils de leurs frères ou les fils de leurs soeurs)(s:24,v:31)

 
 

 Le Très-Haut a révèle également : 

 

(si vous leur demandez un bien,faites le derrière un voile)(s:33,v:53)

 Le voile correspond donc à toute chose permettant de couvrir la femme que ce soit un mur, une porte, ou un vêtement. Bien que ce commandement s’adresse aux femmes du Prophète, il concerne cependant toutes les musulmanes, car la suite du verset fournit la raison pour laquelle cette loi fut légiférée lorsque le Seigneur révèle :

(cela est plus pure pour vos coeurs et les leurs)(s:33,v:53)

 

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya –qu’Allah lui fasse miséricorde – a affirmé dans Majmû’ el Fatâwa (22/110, 111) : « La tunique (Jilbâb) correspond au manteau (Malâa), c’est ce qu’Ibn Mas’ûd appelle le par-dessus (Ridâ), alors qu’elle est couramment désignée par le bas ou la cape (Izâr). C’est une longue cape qui couvre la tête et le reste du corps. Selon Abû ‘Ubaïda et d’autres savants, la femme l’enfile par-dessus la tête et ne laisse paraître que ses yeux comme dans le principe, pour le voile ou le foulard qui couvre le visage. » 

Au niveau de la Tradition prophétique, un certain nombre de Hadith confirme que la femme doit se voiler le visage en présence d’un étranger, dont notamment celui de ‘Âicha –qu’Allah l’agrée – dans lequel elle raconte : « Des cavaliers passaient devant nous, lorsque nous étions avec le Messager d’Allah (r) en état d’Ihram (sacralisation). Dès qu’ils arrivaient à notre hauteur, nous prenions le pan de notre tunique au dessus de la tête pour le rabattre sur notre visage, et dès qu’ils étaient passés, nous pouvions découvrir notre visage. » Rapporté par Ahmed, Abû Dawûd, et ibn Mâjah. 

Il existe de nombreux arguments du Coran et de la Sunna venant certifier l’obligation pour la femme de se couvrir le visage en présence d’un étranger. Pour de plus amples détails, je te renvoie chère sœur musulmane au traité de Sheïkh ‘Abd Allah ibn ‘Abd ‘Aziz ibn Bâz sur le voile, et le sabre notoire contre les individus éperdus voulant retirer le voile du Sheïkh Hammûd ibn ‘Abd Allah Tuwâjrî, et enfin le traité sur le foulard de Sheïkh Mohamed ibn Sâlih el ‘Othaïmîn. 

Chère sœur musulmane ! Sache que les savants qui autorisent à dévoiler le visage, en dehors du fait que cette opinion est la moins pertinente, tiennent compte cependant du facteur de sécurité. La femme n’est pas à l’abri des tentations (Fitna), surtout à notre époque où la vertu (le scrupule religieux) et la pudeur se perdent tant chez les hommes que chez les femmes, au moment où les partisans de la décadence se font plus nombreux. En outre, la femme confrontée à une panoplie de produits cosmétiques, devient la proie plus facile des tentations. 

Tu dois rester sur tes gardes chère sœur musulmane ! En veillant à garder le voile qui fait rempart aux tentations par la Volonté d’Allah. Il n’est pas concevable qu’un savant reconnu parmi les contemporains ou les anciens ait permis aux femmes abusées d’en arriver à la situation actuelle. 

Certaines femmes musulmanes font parfois preuve d’hypocrisie concernant leur attachement au voile. Si celles-ci sont dans un milieu dans lequel il fait partie de l’usage, elles se résignent à le porter, mais une fois en dehors du pays, elles l’enlèvent aussitôt. D’autres femmes certes se couvrent dans la rue, mais dès qu’elles entrent dans un centre commercial ou un hôpital (où le climat est plus intime), ou dès qu’elles s’adressent à un bijoutier ou à un couturier pour femme, elles découvrent leur visage sans scrupule et elles exhibent par la même occasion les avant-bras comme si elles étaient en compagnie de leur mari ou d’un proche. Crains Dieu ! Et ne t’adonne plus à ce genre de pratiques ! Nous avons pu voir en personne des femmes venant de l’étranger, se voiler au moment de l’atterrissage, dans l’un des aéroports du pays (l’Arabie Saoudite NDT), comme si le voile était devenu une coutume non un commandement divin ! 

Chère sœur musulmane ! Le voile n’a d’autre fonction que de te préserver et de te protéger des regards empoisonnés venant des cœurs malades et des chiens humains. Il est pour toi un rempart aux appétits féroces. Tu dois t’y attacher et ne pas te tourner vers ces revendications pour le moins tendancieuses dont les aspirations sont de combattre le voile en cherchant à le dénigrer. Leurs partisans ne te veulent aucun bien comme le Seigneur le révèle : 

 

 (ceux qui suivent leurs passions voudraient profondément que vous succombiez)(s:4,v:27)

Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Envoyé Mohamed, ainsi que sur ses proches, et tous ses compagnons ! 

drapeau saoudia

12 mai 2007

drapeuasaoudia.jpg

el qur’an el karim

19 avril 2007

http://sourate-yasin_ahmed-sou3ud.wmv

l’importance de la priere dans son temps approprié

19 avril 2007

L’Importance de la prière en son temps approprié 

 

Shaikh Hussain Al-‘Awaisha 

 

 

 

Allah le Glorifié dit : 

« la prière demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés. » [1] 

 

Al-Bukhari a dit : « aux temps (fixés) exposés. Il leurs a fixées des limites. » 

 

 Abû Amr As-Shaybani a dit : « Le propriétaire de cette maison – et il a indiqué la maison de ‘Abdullah (ibn Mas’ud) – a dit : J’ai demandé au messager (sallallahu alaihi wasallam) : qu’elle est l’action la plus aimée d’Allah ? Il (sallallahu alaihi wasallam) a dit : « La prière en son temps approprié. » Puis il a dit : Ensuite ? Il (sallallahu alaihi wasallam) a dit : « La conduite juste vers les parents. » Puis il a dit : Ensuite ? Il (sallallahu alaihi wasallam) a dit : « Le Jihad dans le chemin d’Allah. » Il (‘Abdullah) a dit : Il m’a informé de cela, si je lui avais demandé plus il m’en aurait dit plus. » [2] 

 

Le messager (sallallahu alaihi wasallam) a expliqué dans ce hadith que la prière en son temps approprié est la  plus aimée des actions et il (sallallahu alaihi wasallam) l’a mise avant la bonne conduite envers les parents et le jihad dans le chemin d’Allah. La preuve est l’utilisation de la particule (thuma) « Ensuite ». Cette particule est employée pour dénoter l’ordre et ceci est bien connu de gens de la langue arabe. 

 

Al-Hafidh Ibn Hajr a dit dans Al-Fath : « Ibn Baziza a dit : « Ce qui exige l’étude est le placement du jihad au premier rang de toutes les actions du corps, est qu’il entraîne le sacrifice, à l’exception de la patience dans la préservation des prières obligatoires, leur accomplissement en leurs temps et aussi la bonne conduite envers les parents, chose nécessaire tout le temps. Personne ne peut rester patient dans l’observation (des droits) d’Allah à cet égard sauf les Siddiqun (les véridiques) et Allah est plus savant. » 

 

  

Je dis : j’avancerai un exemple qui fera comprendre l’intention ici : 

 

 Un homme immergé dans son commerce et tous les autres engagements que cela entraîne et que Shaytan a réussi à tromper pour qu’il manque takbiratul-ihram (l’ouverture par le takbir de la prière en congrégation) ou une partie de la prière en congrégation. Vous venez à lui avec des textes du jihad dans le chemin d’Allah le Glorifié et aussi les histoires du courage des compagnons (radiallahu ‘anhum). Vous placez en lui l’aspiration pour le Paradis et le faites renoncer au monde. Il regarde le monde après que vous l’ayez averti et le voit petit et insignifiant. Il réfléchit sur l’au-delà et le voit grand et effrayant dans son âme. Donc il court vers un Jardin dont la largeur est comme la largeur du Ciel et de la Terre. Il se précipite pour écrire son testament, règle les droits qu’il doit à d’autres et dit adieu à sa famille et bien-aimés et se lance dans le voyage pour lutter. Il est tué comme un martyr dans le chemin d’Allah. 

 

Si vous n’aviez pas appelé cet homme au jihad dans le chemin d’Allah, le Glorifié, mais l’aviez appelé à la préservation des prières, mentionné des textes qui causent l’inspiration et incitent à la crainte et les histoires qui ont de grands effets (sur l’âme), qu’auriez-vous vu de lui ? 

 

Peut-être aurait-il répondu et pleuré sur ce qui est arrivé. Il aurait pris de fermes résolutions de préserver les prières en leurs temps et peut-être l’aurait-il fait quelques jours. 

Mais Shaytan vient et le tente, et ses engagements et rendez-vous augmentent, ses obligations et réunions atteignent de hautes dimensions et Shaytan obtient de lui ce qu’il a désiré. Il manque certains temps de prière et revient à lutter contre son âme pour l’aider contre Shaytan. Alors la même chose arrive à un autre temps et de cette manière il lutte constamment contre Shaytan, cinq fois par jour et la vie n’est rien d’autre que des jours et des jours… 

 

C’est une bataille contre l’âme et l’exemple précédent est aussi une bataille contre l’âme. Mais qu’en est-il du premier par rapport au second ? Cet effort est une lutte d’une vie entière et cette lutte dure seulement une heure ou peut-être des jours, des mois ou des années. Mais dans n’importe laquelle des deux situations je dis : Dans les deux il y a du bien. 

 

Je demande à Allah le Glorifié qu’Il me mette parmi ceux qui préservent les temps de prière et le khushu’, de même que tous Ses commandements et qu’Il me mette parmi les martyrs. Certes, Il a le pouvoir sur toute chose. 

 

Mis’ab ibn S’ad a dit : « J’ai dit à mon père : ô mon père! As-tu réfléchi à ce verset : « ceux qui sont distraits dans leurs prières » [3]. Qui d’entre nous n’est pas distrait ? Qui d’entre nous ne converse pas avec son âme (pendant les prières) ? Il a dit : « Ce n’est pas ce qui est signifié. Cela fait référence à la perte du temps (correct) pour la prière. Un homme joue, (perdant son temps dans une conversation futile) jusqu’à ce que le temps de la prière passe. » [4] 

 

Mussa ibn Isma’il a dit : « Mahdi relaté de Ghaylan qui a relaté d’Anas (radiallahu ‘anhu) qu’il a dit : « Je ne peux rien reconnaître (maintenant) des habitudes de l’époque du prophète (sallallahu alaihi wasallam). On lui dit : la Prière. Il dit : Ne faites-vous pas ce que vous faites en ce qui concerne la prière. » [5] 

 

 C’est à dire la retarder en dehors de son temps approprié. 

 

‘Uthman ibn Abi Rawwad, le frère d’Abdul-Aziz a dit : « J’ai entendu Zuhri dire : « Je suis entré chez Anas ibn Malik à Damas et il pleurait. Donc je lui ai dit : Qu’est-ce qui te fait pleurer ? Il a dit : « Je ne reconnais rien de ce que je connaissais sauf cette prière et cette prière est été perdue/négligée. » [6] 

 

Ibn Hajar a dit dans Fath ul-Bari : Al-Muhallib dit : « et la signification de « la perdre » est de la retarder en dehors son temps, recommandé, pas qu’ils l’exécutent en dehors de son délai fixé. » Ibn Hajar a divergé de cette explication qu’il mentionne dans son livre et dit que la signification est qu’il exécute la prière en dehors de son temps prescrit. 

 

Je dis : le poète a dit vrai : 

 

J’ai dit qu’ils sont tous deux amers (même) le plus doux des deux est amer. 

 

Anas (radiallahu ‘anhu) a pleuré sur cette question et nous, que faisons nous. Quelle est cette chose qu’il nous est désirable de faire. Ne-nous convient-il pas de faire pousser les plantes avec nos larmes ?! En raison de notre négligence de la prière et du reste des ordres d’Allah. 

 

‘Ubada ibn Samit (radiallahu ‘anhu) a dit : « Je témoigne que j’ai entendu le messager d’Allah (sallallahu alaihi wasallam) dire : « Allah Azzawajall a fait cinq prières obligatoires. Quiconque parfait ses ablutions, les prie en leurs temps appropriés et parfait le ruku’, le sujud et khushu’, a un accord avec Allah qu’Il lui pardonnera. Quiconque ne le fait pas, alors il n’a aucun accord avec Allah et si Allah veut, Il lui pardonnera et s’Il veut, Il le punira. » [7] Ka’b libn Ujra (radiallahu ‘anhu) a dit : « Le messager d’Allah (sallallahu alaihi wasallam) est venu à nous et nous étions un groupe de sept, quatre d’entre nous étaient des esclaves libérés et les trois autres n’avaient pas été esclaves autrefois. Nos dos étaient contre le mur de la mosquée et il a dit : « Pourquoi vous asseyez-vous ? » Nous avons dit : Nous attendons la prière. Il (Ka’b) dit : Donc il s’est arrêté un moment, puis s’est retourné et a dit : « Savez-vous ce que votre Seigneur dit ? » Nous avons dit : Non. Il dit : « Certes votre Seigneur dit : « Quiconque accomplit la prière en son temps, la préserve de cette manière constamment et ne la perd pas en considérant sa vraie valeur comme étant insignifiante, a un accord avec Moi que Je le ferai entrer dans le Paradis. Et quiconque n’exécute pas la prière en son temps approprié, la préserve de cette manière constamment et la perd en considérant sa vraie valeur comme étant insignifiante, n’a aucun accord avec Moi. Si Je veux, Je le punis et si Je veux, Je lui pardonne. » [8] 

 

‘Abdullah ibn Mas’ud (radiallahu ‘anhu) a dit : « Le prophète (sallallahu alaihi wasallam) passait devant ses compagnons un jour et leur a dit : « Savez-vous ce que votre Seigneur, le Béni et Glorifié dit ? » Ils dirent : Allah et Son messager savent mieux. Le messager dit ceci trois fois et dit ensuite (en citant la Parole d’Allah): « Par Mon Pouvoir et Magnificence, il ne les prie pas en leurs temps appropriés sans que Je le fasse entrer dans le Paradis et quiconque les prie en dehors de leurs temps, si Je veux, Je lui montre de l’indulgence et si Je veux, Je le punis. » [9] 

 

Notes de bas de page : 

 

[1] Sourate An-Nisa :103 

 

[2] Rapporté par Al-Bukhari 

 

[3] Sourate Al-Ma’un :5 

 

[4] Rapporté par Abu Ya’la avec un isnad hassan et aussi dans Sahih At-Targhib wat-Tarhib, n°575. 

 

[5] Rapporté par Al-Bukhari, Chapitre : Retarder la prière en dehors de son temps approprié. 

 

[6] Rapporté par Al-Bukhari, Chapitre : Retarder la prière en dehors de son temps approprié. 

 

[7] Rapporté par Malik, Abû Dawud, An-Nasa’i et Ibn Hibban l’a déclaré Sahih. Aussi dans Sahih ut-Targhib wat-Tarhib, n°396. 

 

[8] Rapporté par At-Tabarani dans Al-Kabir et Al-Awsat, par Ahmad et aussi dans Sahih ut-Targhib wat-Tarhib, n°397. 

 

[9] Rapporté par At-Tabarani dans Al-Kabir et aussi dans Sahih ut-Targhib wat-Tarhib, n°398. 

les vertus de la priere

19 avril 2007

Les vertus de la prière 

 

Par l’mam Muhammad Ibn Salih Al-’Uthaimin 

 

La Prière : est le deuxième pilier des piliers de l’islam et le pilier le plus important de l’islam après la Shahada (le témoignage de foi). 

 

La Prière : est un lien entre le serviteur et son Seigneur. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « en effet, quand l’un d’entre vous prie, il parle en privé avec son Seigneur. » [rapporté par Al-Bukhari] Et Allah dit dans le hadith qudsi : « J’ai divisé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties et Mon serviteur aura ce qu’il demande. » 

 

Ainsi quand le serviteur dit : ‘ Al-Hamdulillahi Rabb-il-’Alamin ‘, Allah dit : ‘ mon serviteur m’a loué. ‘ 

 

Et quand il dit : ‘Ar-Rahman-ir-Rahim’, Allah dit : ‘ mon serviteur m’a glorifié. ‘ 

 

Et quand il dit : ‘Maliki-yawm-id-Din’, Allaah dit : ‘ mon serviteur m’a honoré. ‘ 

 

Et quand il dit : ‘ Iyyaka Na’bdu wa Iyyaka Nasta’in ‘, Allah dit : ‘ ceci est entre Moi et Mon serviteur et Mon serviteur aura ce qu’il demande. ‘ 

 

Et quand il dit : ‘ Ihdinas-Siraat-al-Mustaqim. Sirat-aladhina an’amta ‘ alaihim. Ghairil-Maghdoubi ‘ alaihim wa la Dallin ‘, Allah dit : ‘ ceci est pour Mon serviteur et pour Mon serviteur ce qu’il demande. ‘  » [Rapporté par Muslim] 

 

La Prière : est un jardin de ‘ibadat (les actes d’adoration), dans lequel chaque type splendide d’adoration est trouvé. Il y a le takbir, par lequel la prière est introduite, la position debout pendant laquelle la personne récite la parole d’Allah, l’inclinaison pendant laquelle il vante son Seigneur, le retour de l’inclinaison, qui est remplie des louanges à Allah, la prosternation pendant laquelle il glorifie Allah le Très-Haut et pendant laquelle il l’implore par l’invocation, l’assise dans laquelle il y a le tashahud, des invocations et la fermeture par le taslim

 

La Prière : est le moyen d’appui et d’aide en période de détresse et de chagrin. Et elle empêche les actes mauvais et honteux. Allah dit : « cherchez l’aide dans la patience et la prière. » Et Il dit : « récitez ce qui vous a été révélé du Livre et établissez la prière. En vérité, la prière empêche les actes mauvais et honteux. » 

 

La Prière : est la lumière des croyants dans leurs cœurs et en leur lieu de réunion (le jour du jugement). Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « la prière est légère. » Et il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « quiconque la préserve (la prière), elle sera une lumière, une preuve et un (moyen de ) salut pour lui le jour du jugement. » [Rapporté par Ahmad, Ibn Hiban et At-Tabarani] 

 

La Prière : est la joie et le plaisir des âmes des croyants. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « mon plaisir a été placé dans la prière. » [Rapporté par Ahmad et Nasa'i] 

 

La Prière : efface les péchés et expie les mauvais actes. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « que pensez-vous s’il y avait une rivière devant la porte de l’un d’entre vous et où il se  baignerait cinq fois par jour, resterait-il une saleté sur lui ? » Ils (les compagnons) ont répondu : «  il ne resterait pas là de saleté sur lui. » Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) dit : « Il en est de même avec les cinq prières (quotidiennes), par elles Allah efface les péchés (mineurs). » » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim] Et le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « les cinq prières (quotidiennes) et du Jumu’ah (la prière) au Jumu’ah (la prière) sont une expiation pour ce qui (des péchés) arrive entre eux tant que l’on ne commet pas de grands péchés. » [Rapporté par Muslim] 

 

La Prière en congrégation : Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « la Prière en congrégation est meilleure que la prière seul de vingt-sept degrés. » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim] 

Ibn Mas’ud (qu’Allah l’agrée) a dit : « Quiconque serait heureux de rencontrer Allah demain en étant musulman, qu’il préserve ces cinq prières du lieu où elles sont appelées (c’est-à-dire les masajid), car en vérité, Allah a légiféré pour votre prophète les voies de la guidée. Et en effet ces (cinq prières au masjid) font partie des voies de la guidée. Et si vous deviez prier dans vos maisons comme cet homme qui s’abstient (de prier dans le masjid) et prie dans sa maison, alors vous auriez abandonné la Sunna de votre prophète. Et si vous deviez abandonner la Sunna de votre prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) vous vous égareriez. Il n’y a pas un homme qui fasse ses ablutions et les fasse bien, puis a l’intention d’aller à un de ces masjids sans qu’Allah ne lui enregistre une bonne action pour chaque pas, l’élève d’un degré et efface un mauvais acte par cela. Vous nous avez certainement vus et personne ne s’abstenait de la prière (dans le masjid) sauf l’hypocrite dont l’hypocrisie était bien connue. Et en effet un homme était porté soutenu par deux hommes jusqu’à ce qu’il soit debout dans le rang (pour la prière). » [Rapporté par Muslim] 

 

Al-Khushu’ (le recueillement) dans la Prière, ce qui signifie 1) que le cœur est présent et attentif et 2) préserver cet état- sont tous deux des moyens d’entrer au Paradis. Allah dit : «  en effet les croyants sont couronné de succès. Ceux qui craignent dans leurs prières (khashi’oun). Et ceux qui se détournent de la conversation vaine. Et ceux qui payent leur Zakat. Et ceux qui protègent leurs parties intimes- Sauf avec leurs conjointes ou ce (des femmes) que leurs mains possèdent, car en effet ils ne sont pas blâmable (). Ainsi quiconque recherche en dehors de cela, alors ceux-là sont les transgresseurs. Et ceux qui maintiennent leur confiance et leurs engagements. Et ceux qui préservent leurs prières. Ils sont les héritiers – ceux qui hériteront Al-Firdaws (le plus haut le niveau dans le Paradis), dans lequel ils seront pour toujours. » 

 

Etre sincère envers Allah dans la prière et l’exécuter selon la manière décrite dans la Sunna sont les deux conditions fondamentales pour son acceptation. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam i) a dit : « en vérité, les actions ne valent que par leurs intentions et chaque personne aura selon ce qu’elle a eu comme intention. » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim] Et il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « priez comme vous m’avez vu prier. » {Rapporté par Al-Bukhari] 

 

Écrit par Muhammad Ibn Salih Al-’Uthaimin 

Le  4/13/1406 

la priere en dehors de son heure

19 avril 2007

La prière en dehors de son heure  

 Question : Si une personne accomplit la prière avant l’heure par ignorance, quel est le jugement sur cette prière ? 

Réponse : La prière avant l’heure n’est pas comptée comme étant la prière obligatoire (elle n’est donc pas valide) car Allah dit : « La prière est pour les croyants une obligation en des temps donnés » (An-Nisâ, v.103)  

Et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a exposé clairement quels étaient ces temps [lorsque Jibril est le venu voir et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le Dhuhr quand le soleil commençait à décliner, puis il est venu pour le ‘Asr et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le ‘Asr lorsque la taille de l’ombre était égale à la taille de l’objet, puis il est venu pour la prière du Maghrib, et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le Maghrib lorsque le soleil a disparu à l’horizon, puis il est venu pour la prière du ‘Ishâ, et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le ‘Ishâ lorsque la lumière rouge a disparu dans le ciel, puis il est venu pour la prière du Fajr, et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le Fajr lorsque l’aube apparaissait. Puis il est revenu le lendemain pour le Dhuhr, et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le Dhuhr lorsque l’ombre était égale à l’ombre de l’objet (‘Asr de la veille), puis il est venu pour la prière du ‘Asr, et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le ‘Asr lorsque l’ombre était égale à deux fois la taille de l’objet, puis il est venu pour le Maghrib, et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le Maghrib à la même heure (que la veille), puis il est venu pour la prière du ‘Ishâ, et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le ‘Ishâ à la moitié de la nuit, puis il est venu lorsque le soleil allait presque se lever, et lui a dit : lève-toi et prie, il a donc prié le Fajr, puis il a dit : entre ces deux temps est l’heure de chaque prière. » (Ahmad)

C’est pourquoi celui qui accomplit la prière avant son heure, cette prière n’est pas comptée comme étant la prière obligatoire, mais elle lui est uniquement comptée comme une prière surérogatoire, et il doit recommencer sa prière après l’entrée de l’heure. Et Allah est plus savant.
(Ibn‘Uthaymîn)

Source
 :Fatâwâ Arkân Al-Islâm, p.289.

« C’est pendant ces temps qu’Allah a rendu obligatoire la prière à Ses serviteurs et il n’est permis ni de l’accomplir avant ni après. Si une personne accomplit  la prière avant l’heure, ne serait-ce que le premier takbir (prononcé avant l’heure), celle-ci n’est pas valide, car la prière doit être accomplie dans l’heure. Le temps de prière est un cadre, et on doit l’accomplir à l’intérieur de ce cadre.

Celui qui retarde la prière au point de sortir de l’heure, s’il a une excuse pour cela, comme l’oubli ou le sommeil (qui l’a conduit involontairement à manquer la prière), il doit s’acquitter de la prière dès que son excuse disparaît, d’après la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Celui qui dort pendant l’heure de la prière ou l’oublie doit l’accomplir dès qu’il s’en souvient, car elle n’a que cela comme compensation. » (Al-Bukhârî, Muslim) puis il récita la parole  d’Allah « Et accomplis la prière pour te rappeler de Moi. » (Ta-Ha, v.14). Mais celui qui la retarde sans excuse, alors celle-ci n’est pas valide, même s’il l’accomplit mille fois. Celui qui délaisse la prière et ne l’accomplit pas en son heure, elle ne lui sera d’aucune utilité (s’il l’accomplit après) et il ne libèrera pas sa conscience ainsi s’il l’a délaissé sans aucune excuse, et même s’il l’accomplit mille fois. La preuve de ceci est la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Celui qui accomplit une œuvre sur laquelle il n’y a pas notre ordre, cette œuvre est rejetée » (Muslim) Celui qui retarde la prière au point que l’heure ne passe, l’aura accompli d’une manière sur laquelle il n’y a pas l’ordre d’Allah et de Son messager, et elle lui sera donc  rejetée.
(Ibn‘Uthaymîn)

Source
 : Fiqh Al-‘Ibâdât, n°88.

Question : Beaucoup de travailleurs retardent la prière du Dhuhr et du ‘Asr jusqu’à la nuit, expliquant cela par le fait qu’ils sont occupés par leur travail, ou que leurs habits sont impurs ou sales. Comment pouvez-vous les orienter ?

Réponse
 : Il n’est pas permis au musulman et à la musulmane de retarder la prière obligatoire en dehors de son heure. Au contraire, il est obligatoire à tout musulman et musulmane pubère (responsable) d’accomplir la prière à son heure en fonction de ses moyens.

Et le travail n’est pas une excuse pour la retarder, de même que l’impureté du vêtement ou le fait qu’il soit sale, tout ceci n’est pas une excuse.

Et les heures de prières obligent à stopper le travail, et le travailleur doit, à l’heure de la prière, laver ses vêtements de toute impureté ou en changer pour des vêtements propres. Quant à la souillure, elle n’empêche pas d’accomplir la prière, si elle ne contient pas d’impureté (urine, selle…) ou qu’elle n’exhale pas une odeur fétide qui touche le prieur. Et si cette souillure touche le prieur ou son odeur, il est obligatoire au musulman de se purifier avant d’accomplir la prière, ou d’en changer pour un autre vêtement propre, afin qu’il puisse accomplir la prière avec le groupe.

Et il est permis pour celui qui est excusé légalement comme le malade ou le voyageur, de regrouper le Dhuhr et le ‘Asr à l’heure d’une des deux prières, et de regrouper le Maghrib et le ‘Ishâ à l’heure d’une des deux prières, comme il a été authentifié dans la sunna d’après le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). De même, le regroupement est permis en cas de pluie et de boue qui pose des difficultés aux gens.

Question : Celui qui a délaissé volontairement la prière doit-il la compenser si Allah lui permet de se repentir, qu’il l’ait abandonnée une seule fois ou plus ?

Réponse : La compensation n’est pas obligatoire, s’il abandonne volontairement la prière d’après l’avis le plus authentique des savants, car son abandon volontaire le fait sortir de l’islam et le met parmi les mécréants. Et on n’exige pas de l’impie de compensation pour ce qu’il a abandonné pendant sa mécréance, d’après la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Entre l’homme et la mécréance et le polythéisme, il y a l’abandon de la prière. » (Muslim). Et sa parole : « Le pacte entre nous et eux est la prière. Quiconque la délaisse aura mécru. » (Ahmad)

Aussi parce que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) n’a pas ordonné aux mécréants qui se sont convertis de compenser ce qu’ils ont laissé, de même ses Compagnons n’ont pas ordonné à ceux qui se sont revenus à l’islam de compenser. Et si celui qui l’a délaissée compense, sans voir cela comme une obligation, il n’y pas de mal à cela, par précaution, pour sortir de la divergence avec ceux qui disent qu’il n’est pas mécréant s’il ne nie pas son obligation, ce qui est l’avis de la plupart des savants. Et Allah est le détenteur du succès.
(IbnBâz)

Source
 : Fatâwâ As-Salât (question 15 et 18). 

salam alikoum wa rahmatou allah wa barakatouh

18 avril 2007

bienvenu dans le blog !